Longtemps absente des politiques publiques et des dispositifs d'accompagnement, la vie relationnelle, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap est aujourd'hui reconnue comme une dimension essentielle de leur qualité de vie et de leur santé. Comme chacun, les personnes en situation de handicap ont le droit de disposer de leur vie privée, de construire des relations affectives, d’exercer librement leurs choix dans le respect de leur consentement.
Cette évolution trouve une traduction concrète dans le Plan d'actions national 2026-2027 pour la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, qui place explicitement ces questions parmi les priorités publiques, en les articulant avec les enjeux de santé, d'autodétermination, de lutte contre les discriminations et de prévention des violences.
Pour les personnes autistes, ces enjeux revêtent une importance particulière. En effet, les spécificités de communication sociale, les différences dans la compréhension des codes relationnels, les particularités sensorielles ou encore le manque d'accès à une éducation à la vie affective et sexuelle adaptée, peuvent constituer autant d’obstacles à la construction de relations personnelles, affectives et/ou intimes. Comment alors appréhender et accompagner adéquatement les personnes à construire les liens qu’elles souhaitent, tout en prenant en compte leurs spécificités ?
Par ailleurs, plusieurs travaux mettent en évidence une exposition accrue des personnes en situation de handicap aux différentes formes de violence, y compris en matière de violences sexistes et sexuelles. Pour les personnes vivant avec un trouble du spectre autistique, les difficultés d'identification des situations à risque, les obstacles à la révélation des violences ou encore le manque d'accessibilité des dispositifs de prévention et de protection renforcent la nécessité d'actions de sensibilisation et de formation à destination des personnes concernées, des proches et des professionnels.
Dans ce contexte, organiser une journée consacrée à la vie relationnelle, intime et affective répond à un enjeu de santé publique, d'inclusion et de respect des droits fondamentaux des personnes autistes.
Cette journée vise à croiser les apports de la recherche scientifique, les connaissances issues des pratiques professionnelles et les expériences vécues afin de mieux comprendre les réalités rencontrées par les personnes autistes dans leur vie relationnelle.
Journée d'étude gratuite et ouverte à tous.